Compte-rendu : Marathon des Villages en duo

Le 23 Octobre dernier, j’étais au départ du 10ème Marathon des Villages de la presqu’île de Lège-Cap Ferret. Cette épreuve, réputée pour être un des plus beaux parcours de France, traverse les paysages les plus éblouissants de la presqu’île. Et je n’ai pas été déçue !

Quand Stéphane de Urban Runners m’a proposé de participer à cette course en duo, j’étais d’abord plutôt mitigée au vue de ma blessure. Puis je me suis dit que ça serait comme une sortie longue où je pourrais en plus profiter du paysage. Les copines Amélie et Anne-Laure participaient également à la course !

Dimanche matin, réveil matinal suivi d’un bon petit déjeuner préparé par Amélie avant de prendre la route direction Lège. Une fois arrivées sur place, nous avons rejoint toute la team d’Urban Runners puis nous nous sommes tous dirigés vers la ligne de départ. Le départ, tout comme l’arrivée, sont au marché du village de Piraillan.

Avant le départ, l’euphorie était là, tous les participants étaient de bonne humeur ! Je réglais les derniers détails pour la musique quand le départ a retenti, je n’étais pas prête du tout, alors dans le stress, j’ai rapidement rangé mes écouteurs et mon téléphone dans mon camelbak (je n’arrive pas encore à boire au verre en courant, ahah). Je cours généralement avec de la musique mais j’arrive de plus en plus à m’en passer durant mes courses, donc ça ne m’a pas dérangé !
J’ai donc pris le départ seule, ayant perdue la team de vue..

Lège Cap Ferret

Les premiers kilomètres, à travers des résidences, étaient parsemés de nombreuses montées. Je ne m’attendais pas à autant de dénivelé, moi qui cours habituellement sur du plat j’ai senti mes cuisses chauffer !
Je ne me suis pas arrêtée au premier ravitaillement (4km), et nous nous sommes enfoncés dans la forêt de pins.

Nous avons traversé la forêt par les pistes cyclables, le paysage naturel était très agréable à voir. J’ai même pu apercevoir un chasseur, ce qui ne m’a pas réellement rassurée ! Au fil de la course, je me suis calée sur un coureur pour ne pas perdre ma vitesse sur les montés. Nous avons gardé tout les deux la même allure jusqu’à la traversée du centre équestre de Piquey avec le deuxième ravitaillement (8km) où je me suis arrêtée pour reprendre des forces : les abricots secs c’est la vie !

La course passait à une vitesse folle, je prenais tellement de plaisir que je ne voyais pas défiler les kilomètres ! Mais j’appréhendais la montée du 12ème kilomètre.

C’est au village de Piquey qu’il s’est mis à pleuvoir.. et j’ai eu un gros coup de froid. Un peu plus loin la côte, celle de la Pointe aux Chevaux longue de 450 m, était là. Encore un peu enrhumée, je me suis mise à marcher à la moitié pour pouvoir me moucher. N’arrêtant pas de renifler pendant toute la course (pas très élégant, ahah), c’était la bonne excuse je l’avoue !

La vue sur le bassin était magique ! Nous sommes arrivés au village ostréicole de Piquey et au débarcadère. Ensuite, les derniers kilomètres se sont déroulés sous une pluie légère, mais les habitants et bénévoles étaient là pour nous encourager.

J’ai finalement franchi la ligne d’arrivée et continué tout en accélérant pour donner la puce à mon binôme. J’ai arrêté ma montre à 1h39, j’étais plutôt fière de moi comme je lui avais annoncé 1h40.

img_2641

J’ai rejoins Anne-Laure pour reprendre des forces au ravitaillement et nous sommes allée nous faire masser par des étudiantes en kinésithérapie. Je suis tombée sur deux jeunes filles de mon âge vraiment sympathiques et leur massage était juste parfait pour me remettre de la course.

Puis nous avons attendu l’arrivée des marathoniens et de nos binômes respectifs ! C’est génial de pouvoir les encourager, de voir les enfants courir avec leur parents, c’est des moments forts en émotion.
Quand j’ai enfin pu apercevoir mon binôme, je l’ai rejoins sur les derniers mètres main dans la main. Il a récupéré sa fille avant de franchir la ligne d’arrivée et avant d’obtenir nos médailles. Peu de temps après, Anne-Laure et Amélie franchissaient elles aussi la ligne d’arrivée.

Je garde un très bon souvenir de cette course, notamment de par son parcours mais aussi son esprit convivial ! Beaucoup de bénévoles étaient réunis et je tiens à les remercier et également les organisateurs, c’était un très beau moment.
Le parcours a l’air incroyable jusqu’à la pointe. Peut-être que je m’élancerais pour les 26 kilomètres à la prochaine édition, qui sait ?

Processed with Snapseed.

signa

Sur le même thème

Laisser un commentaire